Quelques slammeurs



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Paulina
Paulina

Faire-peur

Mon défunt chéri, Je t’envoie le faire-peur de mes funèbres noces avec toi. Sous pli en multicolères impression le cachet de la peste faisant foi. Ta rage m’arrange en me rongeant l’essence étranger pas d’éloges ombragées. Passe ta route as de l’esquive je ne sens plus l’arôme exquis t’excuse pas file, cours, trébuche pas. Un homme ça se ramasse mais ça pleure pas Des traces ? bien sur, et toi ? Même pas. Quand on n’aime pas on compte peu. Parti si vite cendrillon t’as oublié tes air max chez moi. Qui l’eu cru sans rancune chaussure à mon pied l’air maximum irrespect sous l’écorce Les cendres du bois d’aubier en fumée Feu de paille de décembre au mois de mai. Car il y a toujours un mais, voir plus.

Mon défunt chéri, ex bien-aimé EX j’aime ce préfixe ex-Il, Exil ma douleur d’ex-patriée le souci de ne pas trier, ne pas ex-clure ceux qui SEXE-posent aux ruisselantes excuses décousues des lécheurs. L’objectif clair dans ma ligne de mire dans ta ligne de fuite trait de poussière. Trop de soupirs SEXE-priment La pellicule n’extirpe rien en négatif Terrienne, t’es rien une poussière dans l’œil du cyclone qui résiste Et la grogne sourde des mécontents SEXE-pend Rancoeurs aller-retour un billet aigre-doux SEXE-porte bien. Dans l’excès et la démesure assurée Icare l’appelle c’est Dédale qu’il écoute l’as de pic C’est égal de SEXE-pliquer mise à mort assumée mi amor. A coup de pied au cœur j’évince et mon cul balance Je suis lasse- car pas fait exprès à l’instar des absents Deviens qui tu es dit l’adage Qui je haïs ? Toi la haine moi la rage mon ami Toi la forme moi le fond Sprinteur qui s’effondre à la vue de l’effort S’essouffle mais ne manque pas d’air l’infamie Et le sheitan s’esclaffe devant les esclaves qui se croient affranchis Franchement, D’un revers de manche effacée Alors j’écris pour ne pas crier et je prie pour ne pas plier Mais je m’égare Exit, par ici la sortie du spectacle de la chute.

OCMCP

Ni queue ni tête, je m’en branle bas deux combats à jamais La lutte toujours finale, je la veux verbale et je l’avoue j’ai mâle à la femelle.

Oui c moi cette putain avec laquelle on vend des yaourts Mes seins mes seuf calibrées comme les vaches qu’on pété les plombs Mon corps en pâture sur champ de bataille mercantile Les filles on est toutes en rayon « mamelles de la nation » et ça tourne les affaires même que ça croissance dur Méchamment ils s’affairent à nous créer les envies du no futur.

Oui c moi cette putain bâillonnée, ficelée comme le système l’est, par mon string dés l’âge de sept ans, et c’est Satan qui se fend Qui se fond dans le décor « Sois Bonne » mon enfant Je te salue vestale déchue de tes chaussures à talons hauts.

Oui c moi cette putain qu’on voile, cachez moi cette touffe, que je ne saurai voir.

Oui c moi cette putain en bikini sur clip de rappeurs ratés qui se trémousse pour faire monter la courbe des ventes et les queues des connards que ça émousse.

Oui c moi cette putain de meuf qui s’en fout des loups qui sifflent aux coins des rues où s’engluent le vice et ses acolytes accoudés aux façades les empêchant de s’écrouler. Cette chienne qui marche seule la nuit sans escorte ni meute animale t’enmerde molosse en laisse moi je trace.

Oui c moi cette putain sur qui tu cognes quand les mots se fait la belle, s’arrachent loin les salauds tu restes seul face à toi-même Moi je mange des murs, des coins de table et des baignes, le truc c que je suis pas people moi, j’suis du peuple et c pas la même.

Oui c moi cette putain folle infantile et faible qui s’affale sur les couvertures des magazines à défaut des draps de ton lit Tu me veux douce, discrète, docile ? Vas t’acheter un tapis chéri, moi j’ fais pas tapisserie

Oui c moi cette putain lapidée, immolée pour avoir refusé de se donner au gentleman qui le lui demandait.

Oui c moi cette putain qui décède tous les cinq jours en France à la suite des sévices surgis de la main de l’homme qui soit disant l’aimait.

Oui c moi cette putain dont tu consommes les chairs, quand le besoin de te vider du vide qui t’immerge, tu payes pas cher, remonte ton froc, aboulle les francs et fais pas le fier, un autre esclave attend derrière la porte que je lui passe ses chaînes. Les affaires sont les affaires...
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