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La Conscience s'élève
La Conscience s'élève

La Conscience s'élève

1.Intro
2.La conscience s'élève
3.Le cercle
4.De par les yeux d'1 disciple
5.Mort de peine
6.Le futur meurt en silence
7.Le cercle (instru)
8.Le futur meurt... (instru)
9.Le futur meurt... (accappella)


La conscience s'élève
(Djamal - D' / Doctor L)

Du recul sur l'histoire, sur l'ébène sur l'ivoire,
du crépuscule naît l'aube d'un espoir, alors change ton regard.

Refrain :
La conscience s'élève au-dessus des âges,
Pour dévoiler que le ramage ne se rapporte pas au plumage.
La couleur est un rempart pourtant rien ne nous sépare,
Tu voudrais changer le monde, change d'abord ton regard.
Mes homeboys, mes homeboys, dormez-vous ? Dormez-vous ?
La conscience s'élève, dans nos corps la même sève,
Ding dang dong, ding dang dong…

Mes géantes ailes sont déployées,
Je plane dans l'immensité du ciel
Dont l'obscurité n'a plus lieu de m'effrayer.
Sombre est mon apparence,
Pourtant j'aspire à atteindre la clairvoyance.
Dans ma tête tout est clair,
Mon blanc plumage a perdu son odeur de sang
Qu'on lui reprochait d'avoir accumulé
Au fil des jours, au fil du temps.
L'oiseau de proie, uniformément noir,
Combien de mes semblables sont morts dans l'Histoire ?
Woooh ! C'est presque trop beau,
Ma vision s'en trouve changée
Quand j'observe le monde d'aussi haut !

Refrain

Les rapaces planent au-dessus des flammes,
Mon voisin est blanc, voilà le drame.
Nous sommes deux à prendre de l'altitude,
Ainsi voici un pâle qui prend du recul.
Moi l'oiseau de proie, aujourd'hui
Je suis tenu pour responsable d'une hémorragie,
Ce qui fait que je suis perdu
Comme le naturel ennemi de mon frère au plumage noir
Qui m'en veut pour mon histoire, pour son histoire,
Pour notre histoire commune.
Sujet à l'hypermnésie mes souvenirs affluent,
La raison de tous ces crimes me paraît ambiguë,
Une Histoire de race, une Histoire de couleur,
C'est l'explication terre à terre,
Celle qui à jamais nous a poussé à prendre de la hauteur,
A prendre de la hauteur !

Refrain

A mes côtés un impressionnant rapace vêtu de noir,
Plus nous gagnons de l'altitude, plus grandit notre espoir
De planer côte à côte sans jamais pousser l'autre à la faute.
Le racisme à l'envers désormais se trouve derrière,
Nous survolons l'Histoire, étudions celle-ci,
Et restons persuadés que l'union est un facteur de survie.
Comment ne pas prendre un ton grave
Quand tout homme au fil des temps a considéré son égal comme un esclave,
Il est vrai que l'aiguille du temps est plantée si profond dans notre cœur,
Ecoute, la rancœur n'est plus de rigueur si l'on veut changer les mœurs.

Refrain

Du recul sur l'histoire, sur l'ébène sur l'ivoire,
Du crépuscule naît l'aube d'un espoir, alors change ton regard…



Le Cercle
(D' - Djamal / DJ Toty)

Sur le sol, en un trait incolore, se trouve un cercle,
Dont le diamètre est une donnée en rapport avec mon corps
Et considérée comme secrète.
Tout comme le capuèriste qui maîtrise.
Je me préserve de la bise,
Qui s'obstine à souffler sur mon être souple et agile,
Me mettre hors de combat est une tâche bien difficile,
Tant je possède cet art qui m'aide
A écarter tout danger venant de n'importe quel bipède.
Dans cet espace circulaire je suis le maître,
Dans mon cercle, je veux qu'on me respecte.
-Laisser filer, s'effriter, s'effacer, les jours, les nuits, les mois, les années,
S'efforcer sans s'enfoncer de s'affirmer dans un cercle fermé
Et faire en sorte que finalement entre les différentes sphères fusionnent les idées.

Refrain :
Laisser filer, s'effriter, s'effacer, les jours, les nuits, les mois, les années,
S'efforcer sans s'enfoncer de s'affirmer dans un cercle fermé
Et faire en sorte que finalement entre les différentes sphères fusionnent les idées.

Tout autour de moi une paroi lisse comme glaciale,
Cette fois je vois mon cercle, c'est un peu spécial,
Sur cette bulle reflète les souvenirs.
Les moments forts de ma vie,
Je vois ceux que j'ai rencontrés, aimés et ceux qui m'ont appris,
Ceux qui sont partis aussi et ceux qui sont ici.
Tout est là, je me vois moi
Ou plutôt ce qui fait que je suis là,
C'est la base, l'unité de base,
Où viennent se greffer proches et amis
Et le cercle s'agrandit.
La vigilance s'impose quand les forces s'opposent,
S'opère souvent cette métamorphose,
Ils se referment dans leurs cercles
Pour fuir la réalité qui devient trop concrète
Pour finir un peu abstraite, c'est traître,
C'est tomber de Charybde en Scylla
Sans le toucher, la force des autres on est pas,
Mais sans sa propre vue, on n'est pas non plus,
Le dilemme est individuel,
Chacun cherche à faire briller sa propre étincelle,
Et même pour que cela tienne,
L'élévation se doit de se conjuguer au pluriel…

Refrain

Chacun combat à son échelle,
Ton cylindre ainsi se fortifiera,
Tu te demandes où cela mène,
Tandis que ton père fait la loi sous son toit.

Viens donc voir chez moi,
Plongeons dans le ghetto
Où ici et là des jeunes femmes se battent pour leurs droits.
Dans certaines cultures à une autre époque (!!!)
Les femmes étaient des servantes, des objets ou des loques,
Mais elles et ses sœurs s'en moquent.
Elles ne veulent rien entendre de leur père
Surtout quand il évoque le passé ;
Le temps où les femmes accomplissaient
Toutes leurs besognes sans protester.
Ce temps est fini, le père prétexte qu'il est chez lui,
Ces filles le sont aussi.
Elles n'assimilent pas leur lutte quotidienne
A un combat pour la femme mais pour elles,
C'est pour la vie qu'œuvre ces demoiselles,
Leur mérite est intrinsèque, dans leur cercle
Elles sont en droit d'attendre qu'on les respecte.
Elles dans une téci de Bobigny,
Moi sur mon tatami : je lutte, je résiste, je veux être,
Dans mon cercle je suis le maître.

Refrain



De par les yeux d'1 disciple
(Djamal - D' / DJ Toty)

1995, La conscience s'élève
Le 2ème impacte kabalistique fils !!
Le K le A le B le A le L

La vérité éclate comme une grenade un plâtre
Dans ta face, dans ce ton le page Kabal entame sa parade
Et place son grain de sel
Malgré les mirages, acousmies et autres ficelles
Car la focalisation kabalistique m'amène
A répondre quand on me parle du prince de Machiavel
Que je rejoins Rousseau dans sa critique
Que c'est tant feignant de nous donner des leçons
Au prince qui l'en donna à la République
Et donc au peuple, à toi, à moi
Sur les agissements de notre Etat.

Poser un regard différent sur les choses
Développer des idées permettant d'ouvrir des portes jusqu'alors closes
Voici le combat que nous menons
Ce combat qui fait que nous drainons des notions particulières
Que nous avons décider de rassembler sous un emblème
Cet emblème est le sablier
Le temps nous est compté x2
Voilà pourquoi nous ne le prenons plus pour tergiverser

Et il joue en notre faveur
Le sable s'écoule et te sort de ta torpeur
Chaque poil de ton corps a droit à sa goutte de sueur

Des yeux pour observer, un cerveau pour penser
Et un crayon pour coucher le tout sur le papier
Mais attention, une fois de le bain si tu n'as pas pied
Prend bien garde de ne pas t'aventurer trop loin, Bouh !!
Tenir de tel propos est une aberration
Rien empêche le petit garçon de construire une embarcation
Si frêle soit-elle, je me démène et vogue au gré des courants
Sans savoir où j'échouerai, mon dieu que c'est troublant
Etant sorti de ma rue, je vais vers l'inconnu
Elargissant par la même occasion mon point de vue
Sur l'histoire sur la vie mais aussi sur les relations avec autrui.

J'ai des yeux pour pleurer mais aussi pour voir
Et rattraper la bonne voie si jamais je m'égare
C'est la focalisation kabalistique
Que vaut ton point de vue, si tu ne sors pas de ta rue
De par les yeux d'un disciple

La focalisation pousse parfois à répondre étrangement à certaines questions
Non ! Vieux con ! Je ne vois pas Napoléon comme héros de cette nation
Mais plutôt comme un crevard dont le deuxième prénom est ambition
Bleu blanc rouge, me soulèvent le cœur
Babylone, on va t'en faire voir de toutes les couleurs
L'arc-en-ciel va y passer que la lame se sera soulevé
Je t'ouvre les portes de mon cerveau de névrosé

Tout est une question de focalisation
La focalisation est nulle si tu ne prends pas de recul
Mais comment prendre du recul si tu te terres dans ta cellule
Je suis sorti de ma prison cérébrale
Je fais travailler mon esprit par l'intermédiaire de Kabal

S'éduquer est un fait,
Emmagasiné, passer le tout au crible puis distiller en est l'effet
Susciter la curiosité, pousser la nouvelle génération à se cultiver
Voilà comment je dresse le portrait du homeboy éclairé

Tout, oui tout ce qui t 'es offert
Sache-bien l'apprécier à la clarté de différentes lumières
Ainsi chaque photo, chaque image, chaque info
Sera dûment critiquer par ton cerveau

Point-virgule ; je prend du recul
Au 18ème siècle le peuple faisait tomber les têtes par terre
Et toi tu joues les rebelles en pissant sur le réverbère
Ok, deux siècles nous séparent, fais ta part je ferai la mienne
A chacun son rôle, à chacun son dilemme, même….

C'était quelques lignes
Pour expliquer ma ligne aux conduites rapologiques
Toutes ressemblances avec des faits s'étant déjà produit ne sera pas fortuites

J'ai des yeux pour pleurer mais aussi pour voir
Et rattraper la bonne voie si jamais je m'égare
C'est la focalisation kabalistique
Je me forge l'esprit critique et le développe en musique
De par, de par, les yeux, les yeux d'un disciple



Mort de Peine
(Squat - D' - Djamal / Doctor L - Squat)

Qui à le droit de vie ou de mort sur un homme ?
Des lois sont mises en place par des gens en uniforme
La cour a rendu son jugement
Je serai exécuter au bout du couloir par empoisonnement.
J'étais gênant depuis longtemps ils attendaient ce moment
L'occasion suprême de pouvoir me plonger les mains dans leur sang,
Aujourd'hui même l'opinion publique me croit coupable
C'est fou comment les gens retournent leur veste
Dès qu'on leur mash up le mental.
Certains pays préconisent la peine de mort
Pour remédier à la folie qui s'évapore
De nos villes, de nos hommes, de notre planète,
On surveille puis on punit, c'est un très vieux concept.
C'est logique pour l'équilibre politique,
C'est le même scénario que pour Mumia Abu Jamal en Amérique,
Et tellement d'autres que même dans ma cellule
Mon stylo calcule, accumule les formules
Prend des coups et bascule, mais jamais ne capitule
Donc quelques mots avant le grand saut.
Aujourd'hui c'est moi qui suis victime des vautours qui gouvernent,
Si tu gênes, on te juge puis on t'enferme.
Mais c'est le même système que tu aimes
Qui niquera tes enfants,
Restons conscients…
Comparons le système à une femme enceinte qui se came,
Son enfant verra le jour en état de manque : paix à son âme !
Et la mère réalise son malheur, enfantant dans la douleur
Elle peut décider de ne plus reconduire ses mêmes erreurs.
Le système, lui, renie l'enfant à problème,
Il efface avec dédain ceux qui ne valent rien sur son barème,
Pratiquant l'infanticide il créa la peine capitale :
La violence quitterait la rue pour siéger dans un tribunal !
Pris dans l'engrenage de sa mécanique
le système prône la répression,
Aujourd'hui il ne sait que faire de ses enfants
Qu'il dit " habités par le démon ".
Ainsi, on éliminerai ceux qui ne marchent pas droit,
Ainsi il faudrait décapiter ceux qui enfreignent vos lois,
Non, non, je ne roule pas dans cette combine là,
Mon respect pour la vie humaine à ces bullshits met le holà.
Seul le soir dans ma chambre,
Lorsque ces idées macabres m'envahissent voilà que mon corps tremble,
Qui sommes-nous, où allons nous, dans quel sens tourne la roue,
Je constate avec dégoût que la conscience humaine a pris des coups,
Et je pense…
Si j'exécute celui qui a tué,
Ne devrai-je pas encourir la même peine
Pour avoir perpétrer le même acte
que celui pour lequel on l'a condamné ?
Réfléchissez….

L'homme peut donner la vie mais peut-il la prendre ?
C'est le pouvoir d'éliminer qui peut nous méprendre.
Avez-vous pensé que les gouvernements
Pourraient appliquer la peine de mort
Envers les soi-disant, déviants, militants et consorts ?
Déjà gommés au cours du temps,
Les hérétiques, les sorciers, combien de survivants ?
Par le feu, par la lame, par une balle dans la tête
Nette et sans " bavure ", l'injustice se répète.
Voici un nouveau biais pour éliminer les rebelles,
C'est la peine capitale qui lance son appel.
Le pouvoir change les hommes, il donne sa parole
Mais jamais ne pardonne, c'est une question de confiance,
C'est aussi la ligne de conduite adoptée en France.
J'arrache le voile, laisse couler une larme,
L'Etat nous pousse à prendre les armes,
La chandelle se consume jusqu'au jour où la flamme se meurt,
Coupable d'un crime ou victime du malheur.
Ma muse est la mort mais je respecte la vie,
Celle de mon frère et celle d'autrui,
L'épitaphe de ce morceau le voici,
Réfléchissez-y….



Le futur meurt en silence
(Djamal - D' - Yed / Dawan - Squat)

J'en ai passé des mois, des années,
A tanner mes frocs, mes shorts, sur les bancs de ce quartier.
J'ai traîné à damner mon âme, où est le drame ?
C'est ici qu'est né la flamme,
C'est ici aussi ou j'ai aiguisée ma _ting !
J'ai tenu les murs, entendu ces murmures,
Ces cris, ces odeurs qui se mélangent,
Ces cultures qui s'échangent
Comme les coups.. de main, les coups du sort, les coups de feu
Et les 396 autres coups vicieux,
La paix sûrement pas demain,
le destin des gamins se lit comme un tag dans un désert urbain.
Donne moi ta main, et prend la mienne, mais oui, mais oui
On s'arrache de ma téci.
Ici en France le futur meurt en silence,
Réfléchir aujourd'hui est perçu comme une offense.
Epaulé par les miens j'avance dans le bon sens,
Si comme nous tu pense, entre dans la danse.

Donne moi la main, descendons dans le gouffre,
Où tout ne ressemble qu'à un mélange de poudre et de souffre.
Du bord on craque des allumettes puis on les jettes,
Certains ont encore toute leur tête donc les éteignent,
Dans le climat sulfureux,
J'ai sus m'adapter et canaliser mon énergie au mieux.
Je ne sais pas combien s'en sont sorti combien sont restés
Dans cette chapelle ardente pour cerveau qu'est la cité ?
Tel un caillou plongé dans le ruisseau
Qui va irrémédiablement de lui-même vers le fond,
Je campe sur mes positions accomplis ma mission.
Nous n'avons que faire des considérations
De ceux déjà contaminés par le poison de la " mass manipulation "
Ce qui met en exergue les raisons pour lesquelles nous nous attachons
A pousser toujours un peu plus loin notre niveau de réflexion.
Non ! Ce n'est pas parce que je suis un noir en difficultés,
Que je crache sur un blanc aisé,
Qui comme moi est sûrement prisonnier dans l'antre de la souffrance
Donc je m'instruis et pense pour briser le silence.

Ici en France le futur meurt en silence,
Réfléchir aujourd'hui est perçu comme une offense.
Epaulé par les miens j'avance dans le bon sens,
Si comme nous tu pense, entre dans la danse.

D'un coup d'aile, on s'envole,
S'échappe en parabole
De cette vision raccourci
Par mon lien à cette terre apocalyptique
Que jamais je ne renie,
Ni fait la traître apologie tragique,
Triste arbre de pierre dont je suis le fruit
Nourri à la sève amer du nord du pays.
Vois ! Quoi ?
De part en part de l'hexagone de Marseille à Paris,
De longs serpents de béton se laisse mourir au soleil
Ou pourri dans l'oubli.
Toutes ces cuves où naissent et fermentent différents phénomènes
De la pire des pourritures au frère de la femme à la hyène.
Seul sur la barque de la solitude,
Ma conscience s'est trouvé mise à rude épreuve.
Toujours le reflet de cette ville me pousse à quitter le fleuve.
Rejoindre l'océan, surtout l'horizon,
Malheureusement invisible là-bas en toute saison.
L'essence s'est évaporée, le parfum retiré
Sous la pluie, l'asphalte tu sais pue le chien mouillé,
La grisaille des murs, le ciel teinté d'acier,
Combien de fois a-t-on rêver de pouvoir l'éventrer,
L'Etat nous tenaille c'est sûr, il n'y a plus qu'a constater.
Combien de fois a-t-on rêver de pouvoir l'enc_
Mais comme le boomerang, le posse ma lancé
Quand je délie ma langue c'est dans mon contexte privilégié
Bien entouré, bien accompagné tu sais,
Alors je l'ouvre bien grand pour que tout le monde entende,
Qu'ici en France le futur meurt en silence

Ici en France le futur meurt en silence,
Réfléchir aujourd'hui est perçu comme une offense.
Epaulé par les miens j'avance dans le bon sens,
Si comme nous tu pense, entre dans la danse.
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